Notre histoire
Tout commence à Trappes, dans l'espace jeunes dont j'étais le responsable. Mais une partie de moi était déjà ailleurs. Il y avait eu les voyages humanitaires en Inde, au Maroc et en Roumanie. Il y avait le Mali, mon pays d'origine, où je retournais voir ma famille. À chaque retour, la même pensée me suivait : je pouvais faire plus. J'avais vu mes parents aider beaucoup de monde, au village comme en France.
Le 12 août 2023, cette pensée a pris un nom : Nour, « lumière ». Nous étions une centaine, réunis autour d'une idée simple : apporter un peu de lumière à celles et ceux qui en ont besoin, ici comme là-bas. Et d'un cap : le Mali d'abord, puis l'Inde, puis d'autres pays.
Cette lumière, nous l'avons d'abord allumée près de chez nous. Dans les maraudes, à Paris et dans les Yvelines. Devant les supermarchés, gilets violets sur le dos, pour collecter des denrées. Dans les hôtels de Trappes, Chanteloup-les-Vignes et Coignières, auprès des familles hébergées. Dans les lotos et les kermesses organisés pour elles.
Puis il y a eu Bamako. Une école dont les classes attendaient qu'on leur redonne vie. Mission après mission, pinceau à la main, nous en avons rénové huit. Nous avons apporté des tablettes, des livres et une imprimante, pour que les élèves aient leur salle informatique.
Et il y a eu l'orphelinat. Deux semaines de sport, de jeux et d'écoute. Des sacs, des fournitures, des médicaments. Mais surtout, de la chaleur. Nous étions venus donner, nous sommes repartis en ayant reçu tout autant. C'est là que j'ai compris que Nour serait toujours un échange.
Du Mali à l'Inde, du Maroc à la Roumanie, je suis sorti grandi de chacune de ces expériences. Et Nour a grandi avec nous : nous sommes aujourd'hui plus de 300 jeunes engagés.
Pourtant, l'histoire ne fait que commencer. En novembre 2026, nous repartons au Mali pour finir une classe. Demain, nous voulons y refaire la toiture, faire vivre la salle informatique, ouvrir une bibliothèque, emmener les élèves en sorties pédagogiques. Après-demain, ce sera l'Inde, puis d'autres pays, partout où un peu de lumière peut changer une vie.
Cette lumière, nous ne pouvons pas la porter seuls. Un don, du matériel, quelques heures de votre temps : chaque geste l'emmène un peu plus loin.
Fanguina Makan, président de l'association Nour